Contes, mythes et légendes transmettant l'air du temps qui régnait autrefois dans les terres bulgares, et à travers lesquels on commence à les sentir plus proches, à les connaître. Les racines du peuple bulgare se perdent bien avant 681 l'année où, d'après les sources officielles, fut fondé l'Etat bulgare. C'est là que des millénaires durant fleurissait la civilisation des Thraces, reconnue pour sa culture originale et pour son caractère ancestral. Les royaumes thraces y sont toujours présents à travers les milliers de tumuli, les superbes monuments architecturaux, les forteresses et les temples, les sanctuaires et les lieux de culte témoignant d'un passé glorieux et plein de vicissitudes. La culture des Thraces suscite un intérêt particulier par l'ensemble des rites et personnages mythologiques qui donnèrent naissance à leurs croyances dans les quatre éléments cosmiques de base - Air-Eau-Terre-Feu, au Culte du Soleil et de la splendide Déesse-mère. Or, dans la tradition folklorique bulgare subsistent quelques rites païens christianisés dont les danses sur braise et les cérémonies des koukeri, pratiqués aujourd'hui encore dans leurs versions authentiques dans les régions de Strandja et des Rhodopes.

 

 

La civilisation des Thraces suscite l'étonnement et fascine par la somptuosité du patrimoine qu'elle nous a légué dont les trésors découverts à Rogozen, à Panagurichte et à Valtchitran, classés au patrimoine universel. Le plus riche trésor, composé des plus anciens objets d'or jamais découverts à ce jour, fut trouvé dans la nécropole de Varna. Datant de plus de 5000 ans avant notre ère, bien avant l'Egypte, la Mésopotamie, la Perse et l'Inde, cette découverte a poussé les scientifiques à reconsidérer leur vision sur l'évolution de la civilisation humaine.

Les peintures murales conservées dans les tombeaux de Kazanlak, de Svechtari et d'Alexandrovo comptent parmi les chefs-d'œuvre de la peinture mondiale. L'ensemble de culte thrace mis au jour à Sboryanovo, classé réserve historique et architecturale, a bouleversé aussi le monde des historiens. Ce site, regroupant plus de 250 tumuli dont 150, situés les uns des autres à 1900 mètres et disposés de façon à ce que chaque groupe représente une projection exacte de 44 constellations différentes, dont 8 se répètent, témoigne du fait que les Thraces possédaient des connaissances dépassant de milliers d'années celles de l'astronomie contemporaine.

Le centre de culte, aux abords de Starossel, comprenant un temple grandiose avec sanctuaire et une résidence de souverain de l'époque des Odryses, constitue aussi un témoignage des brillants architectes et ingénieurs que comptaient les Thraces. Et, à la fin, une des plus récentes découvertes: la ville sacrée de Perperikon dans la montagne Sacrée des Rhodopes (nommée ainsi par Hérodote). Hérodote rapporta qu'à cet endroit se trouvait dans l'antiquité le fameux temple avec sanctuaire dédié au dieu Dionysos et qu'il avait la même importance que le site sacré érigé au dieu Apollon à Delphes: ville sacrée en pierres, construite par les Thraces comprenant un palais avec sanctuaire, une ancienne forteresse, un centre ecclésiastique byzantin et un territoire sacré… La ville sacrée de Perperikon présente, en effet, tous ces éléments pris ensemble.

D'après Hérodote les peuples thraces furent les plus nombreux après les peuples des Indes. Ils furent les premiers à vénérer les anciennes divinités dont Dionysos, Cybèle, Artémis… Toujours les Thraces donnèrent au monde les illustres personnages Orphée et Spartacus, les Thraces ont aussi pris part à la Guerre de Troie.

Les plus anciennes sources écrites jamais découvertes à ce jour, datées de 6800 ans furent retrouvées non loin de la ville de Montana en Bulgarie. L'ancien calendrier bulgare, reconnu pour son exactitude par tous les spécialistes au niveau mondial, ainsi que la rosette aux sept rayons symbolisant les sept planètes connues des peuples anciens, découverte à Pliska, sont des témoins matériels prouvant les riches connaissances en astronomie des Bulgares d'autrefois. Et une découverte toute récente, celle de la Liste des khans bulgares indiquant que l'année de la fondation de l'Etat bulgare se situerait quelque 515 ans avant la date officiellement adoptée, imposerait une nouvelle "interprétation" de l'imposant bas-relief rupestre du Cavalier de Madara.

 

 

Les quelque 160 monastères situés sur le territoire de la Bulgarie représentent, sans aucun doute, une richesse culturelle inestimable pour le pays. Ils abritent des peintures murales et des iconostases en bois sculpté uniques en leur genre, de précieux manuscrits, des icônes fascinantes. Les premiers habitacles de moines furent les monastères rupestres, dont ceux d'Aladja et d'Ivanovo, apparus en Bulgarie aux IV - VI e siècles, ainsi que le grand nombre de niches, creusées dans les rochers sur le plateau de Choumen et dans la région de Polomieto. Plus tard, ils servirent de refuges aux moines pratiquant l'hésychasme (doctrine mystique centrée sur "la prière du cœur").

La plupart des monastères sur les terres bulgares connurent, hélas, un destin tumultueux. Pillés, détruits ou incendiés, ces temples de la foi chrétienne furent entièrement reconstruits et poursuivirent ainsi leur mission spirituelle. Aujourd'hui, ces centres culturels d'autrefois attirent aussi bien les chrétiens orthodoxes pratiquants que les connaisseurs de l'iconographie, de la sculpture sur bois et de la peinture murale. La plupart des monastères sont situés au sein d'une nature vierge, dans des endroits magnifiques, parfois inaccessibles. Beaucoup d'entre eux sont érigés sur les ruines d'anciens sanctuaires et gardent encore leurs authenticité et esprit sacré, cultivé des millénaires durant. Or, chacun de ces lieux saints possède sa propre légende, ranimée à travers les traditions mystérieuses dont les débuts se perdent bien loin dans les temps jadis.

 

 

Les monastères de Batchkovo, de Rojen, de Préobrajénié et de Troyan, ces magnifiques monuments de l'architercture, recèlent de véritables joyaux de la peinture murale, de l'iconographie et de la décoration en bois. Le monastère de Rila est, sans aucun doute, l'ensemble architectural des plus harmonieux, mariant le talent de plusieurs maîtres d'art de l'époque du Réveil national bulgare. Le monastère de Rila, l'Eglise de Boyana, les monastères rupestres d'Ivanovo et les églises de Nessebar sont inscrits sur la liste du patrimoine universel.

 

 

Les vestiges des trois anciennes capitales bulgares – Pliska, Veliki Preslav et Veliko Tarnovo – présentent aussi de l'intérêt.
Pliska, capitale du Ier Royaume bulgare, est la plus importante ville médiévale, occupant 24 km carrés. On peut y découvrir les palais imposants du khan Kroum et des membres de sa suite, ainsi que les salons aux dimensions impressionnantes qui furent dotés d'installations assurant les conduites d'eau, le chauffage et les réseaux de canalisation. Le monument architectural le plus remarquable de cette époque reste, néanmoins, la Grande basilique érigée sur 2920 mètres carrés et qui fut la plus grande église chrétienne dans les Balkans. C'est là que les Bulgares se convertirent au christianisme et que les disciples de Cyrille et de Méthode, les auteurs de l'alphabet slave, furent accueillis. L'église Ronde de Preslav, petit chef-d'œuvre marquant l'essor de l'Etat bulgare sous le règne glorieux de Siméon, force l'admiration des visiteurs. A cette époque-là, appelée le "Siècle d'or", le Royaume bulgare fut un acteur très important respecté par les souverains européens, les tribus barbares et Byzance.

La Bulgarie compte plus de 20 sites classés réserves architecturales et historiques dont le vieux Plovdiv, Koprivchtitza, le musée en plein air Etara, Tryavna, Jeravna, Melnik, Sozopol… où l'ambiance du Moyen-âge est restée intacte et se marie à merveille avec les ruelles recouvertes de pierres et l'atmosphère d'antan des vieilles maisons bulgares … Sérénité indescriptible et silence profond qui incitent chaque touriste à redécouvrir ses racines.

 

 

C'est tout! Ce n'est qu'un coup d'œil sur l'originalité et le caractère unique de la Bulgarie, quelques traits uniquement de son portrait et de sa beauté sans pareille. Venez visiter avec nous la Bulgarie, située au carrefour de civilisations prestigieuses, où chaque coin vous ramène au pays fabuleux des légendes, mythes et contes de fée…

 

Faites avec nous ce voyage à travers le temps!